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samedi 11 mai 2013

El Acebo-Cacabelos: 32 km


Le 30 avril, les amis quittent El Acebo pour gagner Cacabelos avec un stop « café con leche » à Molinaseca. C’est de là que je gagnerai Ponferrada puis Cacabelos à pied, soit 23 km de marche souvent solitaire car je paie les efforts d’hier. Les 6 amis avalent la descente vers Molinaseca à vive allure, tels des sportifs. Ils continueront ainsi jusqu’au bout de l’étape.
C’est Charles Henri qui prend le minibus en charge jusqu’à Ponferrada, ensuite ce doit être Laurent qui le relaie.
Après plusieurs km en compagnie d’un couple rennais, avec lesquels j’échange sur la Bretagne, le hollandais acariâtre qui avait râlé le matin du 29 avril dans le dortoir de l’albergue de Santa Catalina me double sans un salut.
Un regroupement s’opère devant le château de Ponferrada ; nous attendons une partie du groupe parti au centre ville chercher un distributeur de billets. Alain et moi, sommes mouillés, avons froid, donc nous cheminons ensemble sur plusieurs km jusqu’à la sortie de la ville. Nous nous séparons devant le café fétiche (pour Laurent et moi, de même que pour Jean Paul et Jean Pierre). L’accueil y est sympathique, la tortilla excellente et les prix modiques.
L’arrivée à l’albergue de Cacabelos se fera bien après les copains ; François se proposera même de venir me récupérer en minibus. Comme je ne suis plus qu’à 3 km du but, je décide de progresser à mon rythme et à pied. A l’arrivée, la pluie froide s’invite et induit un autre regard sur le lieu si agréable par grand soleil.
Le soir, nous optons, collectivement, pour un repas pèlerin, peu cher mais chiche et qui ne donne pas envie de recommander cette halte. Mettons cette pratique, qui sera unique durant toute notre escapade, sur le compte de la crise sévissant sévèrement en Espagne. Mais ce restaurateur, mauvais calculateur ne devrait pas sortir gagnant de sa pratique, sur le moyen terme.
Cela permet de tirer un grand coup de chapeau à l’immense majorité des restaurants et albergues qui servent des mets de qualité à des prix très modestes, comparés à ce qui se pratique en France

Voici encore quelques photos de l’étape.

Molinaseca

Molinaseca


Chateau de Ponferrada sous la pluie fine

Laurent, François et Pierre

Alain, Laurent et François

Rue menant vers le centre historique de Ponferrada

Vignes avant Cacabelos

A 4 km de Cacabelos


Santa Catalina de Somoza – Cacabelos : 29 km


Le 29 avril, les sept pèlerins quittent Santa Catalina de Somoza, début de la marche vers Santiago et environ 230 km à parcourir. La veille, une petite reconnaissance du Camino, vers El Ganso, a permis de se rôder et tester les équipements ; cela sur une dizaine de km en comptant la découverte d’Astorga.
Je conduirai le minibus jusqu’à la Cruz de Ferro, et j’irai à la rencontre des amis sur environ 4,6 km. Laurent qui connaît le tracé de l’étape prendra le volant du véhicule de la Cruz de Ferro à El Acebo.
Alain, Bernard, Charles Henri, François, Jacques, et Laurent montrent une forme exceptionnelle et avalent les 29 km à la manière des grognards de Napoléon. 
Quant à moi, malgré une étape raccourcie à 19 km, je rejoindrai El Acebo, (1156 m d’altitude) totalement vidé et perclus de crampes. Ce sera ma journée galère. Heureusement la halte et l’accueil à l’albergue privée Mesòn offrent de quoi retrouver les forces nécessaires pour continuer ; nous dégusterons et apprécierons les spécialités culinaires du pays et le vin du Bierzo (avec modération). Nous partageons le dortoir avec des québécois, des belges et des allemands (si je ne trompe pas car j’ai  mis une bonne partie de l’après midi pour retrouver une forme normale.
Demain, je conduirai le minibus jusqu’à Molinaseca ; ensuite l’un des amis ira jusqu’à Ponferrada, puis Cacabelos.
Les photos qui suivent permettent d’apprécier la beauté des paysages de cette étape qui franchit le point le plus haut du Camino Frances. Le col est à 1490 m d’altitude.

La Cruz de Ferro vers 8 h


La montée vers la cruz de Ferro; si le ciel est d'azur, la température avoisine 0°C

les genêts blancs ne sont pas encore en fleurs

quelle sérénité sur ce chemin


la neige est au loin

La descente vers EL ACEBO avecBernard et Jacques

De grands espaces

Encore des efforts avant de gagner l'albergue

vendredi 10 mai 2013

EN ROUTE VERS LE CAMINO FRANCES ET SANTIAGO

Le 27 avril 2013, sept copains et amis venant de divers coins de France, prennent la route, en minibus depuis un joli bourg vendéen, pour rejoindre Leòn, ville espagnole de la province de Castille et Leòn et lieu de passage du Camino Frances. 

Avant de continuer, nous saluons tous l'ami Laurent pour ses talents d'organisateur et la découpe des étapes ainsi que le choix judicieux des hébergements 



Mais aussi un peu d'histoire à propos de Leòn ( source Wikipédia): La ville fut fondée en l'an 68 de l'ère chrétienne. Son nom vient du latin legio en relation avec la legio VII Gemina, légion romaine qui prit place dans l'actuel emprise de la ville afin d'assurer le contrôle et la sécurité du transport de l'or extrait de la province, spécialement à Las Médulas.
Un des centurions, San Marcelo, devait être martyrisé au iiie siècle avec sa femme et ses fils.
León fut prise ensuite par les Wisigoths.
Elle fut conquise par les musulmans en 712. Désertée suite à l'invasion musulmane en 717, la ville garda néanmoins le nom de Legionis, qui donna León.
Vers 846, un groupe de mozarabes (chrétiens alors sous domination musulmane) tenta de reconquérir la ville, mais une attaque musulmane mit fin à cette initiative.
En 856 sous le règne d'Ordoño Ier d'Oviedo, une tentative de reconquète eut lieu, avec succès cette fois, et, plus tard, le roi Ordoño II en fit la capitale du royaume asturleonais en 914.
En juillet 1936, la ville rallia le soulèvement nationaliste contre la république.
Le 28 avril après une nuit de repos dans le confort du parador de Leòn qui est l'ancien couvent SanMarcos,  et une visite des principaux joyaux de la ville, les sept pèlerins se dirigent vers Santa Catalina de Somoza, début de la marche vers Santiago. 
Certains ont déjà marché, une, deux, voire trois fois sur le Camino Frances. Et ils reviennent, pour la magie et l'alchimie qu'opère la marche en ces lieux chargés d'histoire; mais chaque séjour en Espagne, permet d'apprécier les qualités du peuple espagnol, notamment sa gentillesse et sa disponibilité. un seul bémol sera à retenir lors de la halte à Cacabelos.
A Santa Catalina de Somoza, nos pèlerins testeront les lits spartiates de l'une des deux alberges du village et apprécieront les repas dit "pèlerin pour une somme modique. Se levant tôt (6 h), ils apprendront vite à ranger et trouver leurs affaires, dans le noir ou à l'aide d'une lampe de poche faiblarde, et ceci sans gêner ceux qui prolongent la nuit.
Amis lecteurs vous trouverez ci- après quelques photos de ces deux journées.

les sept marcheurs parés pour la marche posent dans le hall du parador de Leòn

les pèlerins dans le cloître du couvent San Marcos

le couvent SanMarcos

Le Parador de Leòn

La cathédrale de Leòn


le palais épiscopal d'Astorga, oeuvre de Gaudi


 Hospital de Orbigo et la neige au loin
Pont moyenâgeux à Hospital de Orbigo

A Astorga

Rua de la Juderia

Eglise à Astorga


vendredi 26 avril 2013

UN PETIT TOUR SUR LE CAMINO FRANCES: DE LEON À SANTIAGO

Amis lecteurs,
Avec quelques amis, nous retournons taquiner le Camino Frances, de Leon à Santiago. Sans doute, que je vous posterai quelques photos de ce cheminement sur les sentiers galiciens. Souhaitons que nous ayons le soleil avec nous. il nous manquera Jean Pierre qui a dû renoncer pour une raison indépendante de sa volonté. Nous aurons une pensée pour lui. Jean Paul ne sera pas présent et nous le regrettons pour son entrain et ses qualités vocales. D'ailleurs, il n'a pu se joindre à nous car il devait assurer des représentations avec sa chorale.
A bientôt.

La cathédrale de Santiago en 2010

Silo à grains près de Fistera en 2010

Santiago la nuit 2010

Messe à la cathédrale en 2010