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mercredi 15 mai 2013

Sarria-Ribadiso de Baixo


Le 4 mai, les jacquets effectuent pour des raisons de calendrier, une étape et demie en minibus, de Sarria à Melide, point de jonction du Camino  del Norte et du Camino Frances, avec un stop à Portomarin, village englouti sous les eaux d’un barrage et reconstruit sur une colline.
De Melide le groupe rejoindra, après 12 km de marche, le refuge de Ribadiso de Baixo qui est une albergue municipale sise au bord du rio iso, à l’eau pure et fraîche, excellente pour les pieds.
Peu après Melide, nous rencontrons deux marcheurs pèlerins ardéchois: Robert et Natacha; ils ont respectivement 75 et 70 ans. Cette année ils marchent depuis Sarria et boucleront le pèlerinage commencé voici plusieurs années. Leur courage (Robert avance avec un défibrillateur) suscite l'admiration et un coup de chapeau.
Au refuge de Ribadiso, se retrouvent beaucoup de marcheurs déjà vus, dont trois taiwanaises étudiantes à HEC Paris, elles sont sympathiques et s’expriment bien dans la langue de Molière. En approchant de Santiago, de plus en plus de pèlerins avancent difficilement et ont les pieds blessés. Ce ne sera pas notre cas, car nous ne marchons que 9 jours et environ 200 km.  

Voici quelques photos de l'étape

Portomarin: la place de l'église le matin avec un ciel plombé

François, Pierre et Bernard devant l'église reconstruite de Portomarin

Portomarin: rue principale

François, Charles Henri, Pierre et Alain à Melide


Un grand coup de chapeau à Robert et Natacha; ils sont ardéchois et marchant à leur rythme depuis SARRIA cette année, afin de terminer ce pèlerinage commencé voici plusieurs années.

Notre ami le béarnais, rencontré une 1ère fois à Santa Catalina


Robert franchit le pont de pierres; mercredi, me dit-il, il entrera dans Santiago en tenue de pèlerin d'antan.

en direction de Peroja

Le premier Horreo entre Peroja et Ribadiso

Fonfria-Sarria : 28 km


Le 3 mai, vers 7 h, nous commençons la descente vers Tricastela, puis Sarria. Les paysages rappellent les Vosges puis la Bretagne.
Avant Tricastela, nous croisons deux Lorrains qui « pèlerinent » à rebours. Ils viennent Séville et marchent jusqu’à Saint Jean de Pied de Port. Ils résident à coté de METZ ; nous évoquons Florange : «  c’est la misère » disent-ils, pour toute réponse sur le sujet.
Alain, Charles Henri et François enclenchent le turbo après Tricastela et disparaissent de mon champ visuel car je ne peux pas suivre étant victime d’une fringale. Je dois gérer mes forces jusqu’à Pintin (11 km après Tricastela) , où une tortilla de patatas maison et succulente, me redonnera les forces nécessaires pour achever les 7 km restants. J’ai eu le réconfort de Bernard, vu à notre rencontre.
Et le monde se rétrécit ; à l’entrée dans Sarria, je salue un groupe de français ; nous échangeons sur nos régions respectives et l’un des adultes habite Larressore ; il connaît mon ami Henri CT.
A Sarria, Laurent retrouve l’Albergue A Pedra où il a ses habitudes et où les qualités de l’accueil et du repas doivent être soulignées.
L’après midi certains iront visiter le monastère baroque San Julian de Samos.

Encore quelques photos


en avant à l'aube: direction Tricastela

chemin reliant Fonfria à Tricastela

Alain se protège du froid

ils marchent vers l'ouest

La Galice


François découvre les collines de Galice


Châtaignier séculaire près de Ramil

toujours le même chemin


A proximité de Montan



Bernard est venu à ma rencontre


mardi 14 mai 2013

La Portela de Valcarce-Fonfria : 28 km


Le 2 mai, pour gagner le O Cebreiro, connaissant le parcours, je conduis le minibus, jusqu’au sommet et ensuite Laurent prend le relai car il connaît l’albergue Reboleira à Fonfria.
Après le O Cebreiro, deux cols surprennent le pèlerin: le San Roque et l’Alto de Poio (1337 m), puis c’est une belle descente sur un chemin de terre, vers Fonfria (la fontaine froide à 1280 m), hameau de quelques fermes et une église.
La nouveauté réside dans la reconstruction ou construction d’une maison celte (d’après les propriétaires de l’albergue) ; cette bâtisse qui évoque en moi la case des chefs de canton, à Dalaba dans le Fouta Djallon, sert de salle de restaurant pour les nombreux pèlerins qui font halte à Fonfria.
Nous rencontrerons un fort contingent d’allemands, de français, dont Gérard, le Cyclotouriste qui effectua en vélo avec la FFCT, le raid Paris- Pékin en 2008. Nous retrouvons la charmante américaine qui marche avec le groupe depuis La Portela ; elle maîtrise parfaitement le français et est inquiète car elle pense avoir été piquée par des punaises de lit ; cela ne inquiète pas outre mesure.
Signalons la qualité de l’accueil dans cette albergue, par Dolores et Miguel, ainsi que celle du repas pèlerin servi dans la maison celte.
Et cette étape, nous laisse un long temps libre pour deviser et récupérer des fatigues de la marche.

quelques photos


Pour ceux qui n'ont pas vu la borne Galice: un rappel de la montée du O Cebreiro avec Jean Pierre en 2011
 
En marche pour la Galice


Paysage du  Ocebreiro


Maison celte ( d'après Miguel)


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Un accueil réconfortant pour les Pèlerins

Église de Fonfria; le soleil est au rendez vous en ce 2 mai 2013